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Guide technique





Plongeurs

Revenez régulièrement sur cette page pour y decouvrir des fiches techniques, des trucs, des astuces qui j'éspère vous seront utiles.

Les combi la prise de tête

Prise de tête le choix de la combi !

Cool Raoul, camarade néophyte. Certes le choix est immense, mais en taillant un peu dans la jungle on va éclaircir l’horizon.

Une combi à quoi que ça sert t’y ?

C’est avant tout un vêtement donc une protection, un atout esthétique qui pour nombre d’entre nous n’est pas à négliger.  Surtout ne vous sentez pas visées, les bulleuses.
Si l’on se penche un peu sur le problème et donc si l’on analyse les besoins d’un/e plongeur/geuse, on supposera que c’est principalement de l’environnement aquatique dont il/elle devra se protéger.
Le fléau majeur en matière de désagrément qui plombera douloureusement une plongée et qui pourra  même présenter une cause sécuritaire, c’est la différence de température entre l’élément dans lequel on barbotera et notre propre température. On conviendra donc qu’il y a  un échange thermique de nous vers l’élément souvent plus froid et avant qu’un plongeur ait réchauffé la mer à 37°, la mode aura changé.
Il conviendra donc d’interposer entre sa couenne et l’eau un produit isolant qui, fonction de son épaisseur et de sa composition, ralentira durant le temps nécessaire au bon déroulement de l’immersion, la transmission problématique de sa température tout en permettant de  réchauffer la faible quantité d’eau circulant entre la peau et le vêtement.
Le choix de la taille et de la coupe est déterminant. Pour cela il existe des coupes hommes, femmes et dans certains cas des fabrications sur mesures. En plus d’être isotherme et beau, il convient que ce vêtement soit le plus près possible du corps car, la plupart des combi ne sont pas complètement étanches ( je n’aborderai pas dans cette fiche les combi étanches) elles laissent circuler autour du corps une quantité d’eau, plus cette couche sera fine, plus la température du corps pourra la réchauffer et l’amener à une température agréable ou supportable, une poche de flotte à 10° dans le creux du dos ou ailleurs, pourrira a coup sûr la plongée.
Dernier point essentiel, le confort, le néoprène et les tissus utilisés pour la confection des combi doivent être extensibles et non agressifs au contact de la peau. Il faut savoir qu’une combi n’est pas éternelle. Le paramètre principal de l’altération de l’isolation et du confort d’une combi est le temps. Avec le temps le néoprène s’affine, durcit et rétrécit, son pouvoir isolant et son confort s’en trouveront après 5 à 7 ans, sinon nuls, irrémédiablement diminués. Même un vêtement qui ne plonge que dans l’armoire se verra subir ce sort. Tout ça pour dire que l’achat d’une combi d’occasion doit faire l’objet d’un contrôle de la souplesse de la matière, même si celle ci n’a jamais été portée.
Pour simplifier le choix, nous n’allons nous intéresser aux trois types de vêtements les plus usités et n’allons considérer que l’activité plongée faisant abstraction d’ autres activités subaquatiques telles que la chasse, l’apnée, la nage ou le nautisme. Je traiterai le sujet des combi apnée et chasse dans une fiche spéciale dans la rubrique conseils techniques pour les chasseurs et apnéistes.

Le vêtement que je qualifierai de classique.fig 1

Il s’agit d’un ensemble composé d’une salopette et d’une vareuse généralement munie d’une fermeture « zip ». Le matériau utilisé pour la conception de ce vêtement est constitué  d’une couche de néoprène généralement d’une épaisseur de 5 à 7 mm prise en sandwich entre 2 trames de jersey ou autre tissu  « ultra-stretch » c'est-à-dire extensible dans tous les sens ou encore intérieur « plush » c'est-à-dire de type tissu éponge doux sur la peau ou encore muni d’ un revêtement intérieur « hydrofuge » qui repousse l’eau et qui permet de se sentir au sec.
Le vêtement peut, pour une meilleur étanchéité être muni aux poignets, aux cheville et autour du visage de manchons néoprènes lisses. C’est un petit plus.
La caractéristique essentielle pour le choix de la combi est l’épaisseur. Pour simplifier, pour une utilisation dans une eau supérieure à 20° la 5 mm est idéale, en dessous de cette température une 7 mm est indispensable. Qui peut le plus peut le moins et si l’on opte pour un vêtement en 7 parce que la plupart des plongées se dérouleront dans des eaux à des températures en dessous de 20°, quelques plongées dans des eaux plus chaudes, sans parler de plongées tropicales, resteront supportables en laissant si besoin entrer un peu de flotte en écartant un court instant le bord de la cagoule du tour de visage avec un doigt. Un petit conseil, vérifie que ne se trouve pas collé à ce doigt un petit tentacule d’anémone, c’est très fréquent et ça fait hyper mal.
Des renforts aux genoux, même si ça altère un peu la souplesse sont bien utiles lors des séances de « blabla » au fond où la position à genoux est souvent privilégiée.
Avantage : le prix
Désavantage : ne s’adapte pas à des écarts de température importants.

Le vêtement « modulaire » fig2 et 3

C’est une combi constituée d’une mono pièce et d’une surveste optionnelle.
Le mono pièce est équipé d’une fermeture « zip » ventrale ou dorsale suivant qu’il s’agisse d’un modèle avec ou sans cagoule et d’une épaisseur généralement de 5 ou 7 mm réalisée dans les mêmes matières que le modèle « classique »  précité avec des options similaires. Cet élément en 5mm est destiné à être utilisé seul dans un eau supérieure à 25°, s’il est en 7mm il est idéal pour des plongées dans des eaux à la température  minimale de  20° et la cagoule fixe ou rapportée est recommandée.
Pour toute plongée en dessous de 20°, pour nombre d’entre nous, il conviendra d’associer au mono pièce une surveste de 3 ou 5mm. C’est généralement un shorty muni d’une fermeture « zip » placée devant ou derrière suivant qu’il s’agisse d’un modèle avec ou sans cagoule et qui couvre donc une partie des cuisses et des avants bras.
Pour la plupart d’entre nous, pour tout séjour de plus de 10’ dans des eaux dont la température est inférieure à 15° un ensemble mono en 7 et une surveste en 5 sera la bonne option.
Avantage : La souplesse d’utilisation permettant tout  aussi bien des plongées en eaux chaudes que des immersions dans les eaux à 5° de la Manche en mars.
Désavantages : un peu moins d’aisance aux épaules et cuisses, si l’on utilise l’ensemble, que le modèle précité et le prix. Mais bon on peut pas avé le beu et l’argent du beu comme on dit par cheu nous.

Le mono pièce que je nommerai modèle « mers chaudes » fig 4

C’est une combi réalisée en néoprène 0.5/ 3mm équipée d’une fermeture « zip » frontale ou dorsale , le modèle à fermeture dorsale confère un peu plus d’étanchéité, ses caractéristiques isothermes offrent une protection limitée à la pratique de la plongée dans des eaux dépassant 25°. Elle est par contre efficace et conseillée pour isoler le corps des agressions que pourraient infliger les végétaux et les bébêtes malveillantes faisant légion dans ces eaux chaudes. C’est aussi un moyen de se protéger des rayons du soleil dans des régions qui en sont généreusement dotées et où, pour la plupart de nous, nos peaux de blancs-becs tournent rapidement au vanille fraise.
Sur ce camarade palmipède, bonnes bulles toujours dans le respect des règles de sécurité et respect pour nos mers et nos  marres.

Jacques

Le choix des palmes

Les palmes sont un organe essentiel dans la pratique de la plongée et pour cela elles doivent remplir parfaitement leurs rôles, à savoir : permettre des déplacements, un maintien positionnel, une assistance efficace pour sa propre sécurité et éventuellement pour l’assistance à un ou plusieurs camarades dans la difficulté.
Pour le copain ou la copine qui débutent, le choix ne doit pas leur paraître simple : quel est le produit le mieux adapté à leur attente, dans cette jungle?
Les fabricants de matériel pour la plongée sont nombreux et pour la plupart en constante recherche d’améliorations des performances, de l’esthétique, du choix et du prix, ce n’est évidemment pas un reproche bien au contraire. Cela constitue une multitude de produits qui semblent, bien évidemment, tous convenir.

Je vais me glisser derrière ton masque et tenter de t’aider dans ton choix.

Deux familles de palmes vont d’abord trancher dans la masse.

-La palme chaussante. (fig. 0)

C’est celle qui se place sur le pied comme un chausson c'est-à-dire sans sangle ni boucle. Elle a les avantages suivants : son prix est en moyenne 40% moins cher que le modèle dérivé en version réglable, pour une utilisation en eau chaude elle peut être utilisée pieds nus (pas longtemps), le maintien du pied et le positionnement naturel de la voilure favorisent un rendement supérieur (fig 1) et le chausson néoprène à lui associer coûte la moitié du prix du bottillon à utiliser avec une palme réglable.
Il est primordial de savoir que si elle doit être utilisée en milieu naturel dans des eaux froides voire tempérées, elle doit être utilisée sur un chausson néoprène, outre le fait que pour une utilisation prolongée le chausson préservera la peau des ripatons d’irritations ou plaies en tous genres qui après prolongation dans l’eau deviendront plus ou moins longues à cicatriser et interdiront souvent  la plongée du lendemain. De ce fait il faudra la choisir plus grande d’une pointure (si tu chausses 42, la version devant être pieds nus 42/43 ou 42/44 svt. la marque tu devras prendre 44/45 ou 44/46 toujours svt. la marque.). Une précision importante tu devras utiliser des chaussons et ce, même pour les entraînements à la piscine car pieds nus il te sera impossible de les garder aux pieds. Si tu te trouvais dans la situation ou une pointure est trop serrée et la pointure juste supérieure un peu grande, il te faut choisir la plus grande et utiliser un fixe palme (fig. 2) en effet une palme qui serre même qu’un peu occasionnera rapidement une crampe insoutenable sous la voûte plantaire.
Ses inconvénients : Si nous avons vu précédemment qu’elle doit être utilisée avec un chausson, celui-ci ne peut en aucun cas être soumis à la marche, sa faible résistance à la pression ainsi qu’ à l’abrasion occasionnée par le frottement sur le sol le rendent vulnérable, une seule sortie suffira à transformer tes chaussons en dentelle bien moins belle que celle de Calais. Cette palme est aussi plus difficile à placer aux pieds et à retirer surtout si l’action doit être réalisée dans l’eau.

-La palme réglable. (fig. 3)

C’est celle qui possède des boucles clipsées et une sangle réglable.
Elle a les avantages suivants : plus facile à enfiler soit en déclipsant une boucle (je déconseille : la partie de la boucle restant sur la palme se trouvant de ce fait déverrouillée et donc sujette à être perdue, mais bon c’est fait pour ça et je vends les boucles.) ou bien en glissant la sangle très facilement sous le talon et libérant ainsi la palme. Le très gros avantage de la palme réglable est que son bottillon étant une véritable chaussure avec une bonne semelle. Cela permet, surtout lors des départ du bord, de pouvoir marcher sans risque de les détruire, d’avoir un bon maintien du pied, une bonne adhérence au sol et aussi une bonne protection du pied contre les coupures surtout pour les déplacements sur des rochers.
Ses inconvénients : le prix et une légère moins bonne efficacité en terme d’effort/rendement due à l’angle trop fermé, formé par la voilure et occasionné par la forme et la rigidité du bottillon.(fig.1)
Il est toutefois important de préciser que dans toutes les situations une bonne technique de palmage sera de loin plus efficace que n’importe quelle palme fût-elle la meilleur. Et ça c’est le boulot de ton pote le moniteur et ce sera le thème d’une prochaine fiche technique.

Dans cette multitude de produits, après avoir déterminé : réglable ou chaussante la question reste : quel modèle et pour qui?
Le gabarit de l’utilisateur et surtout le volume qu’il occupe dans l’eau doit être pris en compte car c’est cette masse d’eau qu’il devra pousser. Ainsi une personne d’1m50 et de 45 kg privilégiera une palme plutôt courte et souple pour minimiser l’effort à fournir tout en se déplaçant efficacement. Cette même personne serait pénalisée par une voilure longue ou rigide car l’effort excessif appliqué sur l’eau aurait pour effet de la faire onduler de haut en bas plutôt que de la faire progresser dans l’axe de son corps. Une palme trop souple de type PMT loisir (patauge à la plage) est à proscrire même pour un enfant si on considère qu’on va l’affubler de 30 kg de matériel que représentent combi., stab., bouteille, détendeurs et lestage. Pour lui, tout déplacement à la nage capelée sera dérisoire et les palmes y laisseront leur santé. A l’inverse une personne plutôt corpulente devra privilégier un modèle plus rigide et plus long. Les modèles type apnée sont bien sûr très performants parce que longs mais sont de ce fait aussi très encombrants et ont tendance à pulvériser les masques des potes lors de plongées en milieu confiné. Sans compter que très peu de sacs pourront les recevoir.

Sur le plan de la technicité pouvant améliorer l’effort/rendement, les matières qu’utilisent les bons fabricants de bons produits ont beaucoup progressé. Les matières plastiques utilisées devront garantir un effet ressort pour un retour rapide de la voilure, être légères et procurer un bon confort.
Certains ont même réussi à favoriser le déplacement par rapport à l’énergie fournie même avec un palmage approximatif et ce grâce à une technologie inventive. C’est le cas par exemple du modèle volo et volorace de MARES qui a été adopté par beaucoup de pro., les canaux souples des avanti destinés à limiter le dérapage de la palme, en plus des nervures , augmentent en s’écartant la surface travaillante lors de l’action et en la diminuant lors du retour. Il existe bien sûr d’autres grands principes excellents chez d’autres fournisseurs. Pour en prendre connaissance il te suffit de te rendre sur leurs sites et de consulter les fiches des produits, d’analyser et ainsi de te faire une opinion sur l’efficacité des arguments exposés.
Tu peux aussi demander l’avis de camarades aguerris ou de spécialistes que tu espères compétents.

Sur ce, bonnes bulles.  Jacques

 

 


 
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